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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 20:09

Ces derniers temps, notre ville fait parler d’elle au sujet des « gens du voyage ». Occupation de terrains de sport, Utilisation abusive de l’eau potable du réseau public, troubles de voisinage avec plaintes, jusqu’à l’intervention du Maire pour empêcher une nouvelle occupation des terrains municipaux. Mais qu’en est –il  plus précisément ?

 

Etat des lieux :


D’un côté, une ville sédentarisée avec l’obligation de respecter les lois de la République en particulier celles qui ont trait au racisme et à la xénophobie.

Notre pays n’est-il pas une terre d’accueil ?

Dans cette ville, il existe des aires de jeux apparemment sans eau, sans électricité, sans sanitaires. Il n’y a pas de quoi en être fier et en faire de la publicité.


De l’autre, une population nomade qui parcourt le pays avec nombre de véhicules et de caravanes souvent luxueuses.


Les deux ont un point commun : une éducation chrétienne.

A ce titre, ils ont donc l’obligation de s’entendre.

 

Historique et vécu :


Marans a toujours accueilli les gens du voyage.


Je me souviens quand ils étaient sur le Champ de foire (côté de la pétanque) à côté du domicile et de l’entreprise de mes parents.

Nous n’avions pas de problème avec eux et vivions en bonne intelligence. Commerce oblige (essence et réparations).

Ils avaient à leur disposition des sanitaires (rustiques) et un point d’eau (la pompe qui servait à remplir les citernes des agriculteurs).

Le champ de foire était alors surveillé par un couple qui logeait à l’Octroi(maison municipale).

 Je me souviens qu’ils avaient aussi leurs règles. Dans ce temps là, ils avaient exclu un de leurs membres car il avait fauté. L’exclusion faisait qu’il ne vivait pas avec eux, n’avait pas droit au véhicule automobile. Il vivait dans une roulotte avec un cheval.

Nous étions invités de temps en temps à leurs prières. Pour nous, c’était une fête avec les guitares façon Gipsy King.


Il se sentaient tellement bien qu’une famille a pris Marans

pour dernier domicile dans notre cimetière.


Il y a 30 ans, la municipalité (et j’en ai la preuve) avait retenu un terrain pour les accueillir. Ils n’étaient donc pas si indésirables. Rien ne l’y obligeait pourtant. Qu’en est-il devenu de ce projet?

 

Economie :

Quand une communauté arrive, elle a besoin de nourriture, de carburant et d’autres choses encore.

C’est comme s’il fallait d’un moment à l’autre doubler le terrain de camping.

Le commerce local, dans son état actuel peut-il se permettre de faire la fine bouche ?

 

Alors ?


Gérer c’est prévoir.


Oui, il faut une aire d’arrêt équipée et payante.

Oui, il faut en finir avec l’occupation sauvage de nos terrains.


Faisons ce qu’il faut sans rejeter la responsabilité sur l’Etat et les autres.


C’est à ce moment là et seulement là que nous pourrons faire respecter les lois de la République.


Mais en aucun cas nous ne devons céder devant l’anarchie, le chantage et l’abus de pouvoir, d’où qu’ils viennent.


Ne pas faire le pas vers son prochain,

c’est vouloir être en « guerre »,

c’est renier notre culture.

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Published by michel maitrehut - dans pour marans
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